mercredi 7 janvier 2015

samedi 17 mai 2014

Citation


«     Il me semble, remarqua Pelorat, que le progrès de la civilisation tend essentiellement à limiter la vie privée des gens. »
Isaac ASIMOV, Fondation foudroyée, Le cycle de Fondation IV, 1982

lundi 21 avril 2014

Le condamné à mort, Jean Genet






Appelez le soleil, qu’il vienne et me console.
Étranglez tous ces coqs! Endormez le bourreau!
Le jour sourit mauvais derrière mon carreau.
La prison pour mourir est une fade école.

vendredi 4 avril 2014

(L)Amor Fati(guée/dique)



Le poème du prisonnier
a la peau dure
et toute rêche
          comme un panier

Comme un pommier ! un pommier !
est son allure
quoiqu'il ne prêche
          pas sans psautier

C'est le dépot très déposé
entre les murs
comme une pêche
          que cette peau indisposée

! Quand le poteau est très lorgné
! quand des murmures
hilares se lèchent
          déjà est l'heure du prisonnier


mercredi 19 février 2014

Tout est sous contrôle, Internet vous surveille

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International

Un dessin que je rumine depuis longtemps :) J'ai fais le croquis préparatoire l'année dernière et je n'ai fini de coloriser la version finale qu'en début de semaine. Je voulais faire un dessin dénonçant les dérives de l'internet devenu un moyen de pister, géolocaliser et ficher les gens tout en bafouant leur vie privée. C'est aussi une critique de l'expansion de l'internet à toutes les machines électroniques existantes, amplifiant encore plus la surveillance exercée sur les gens.
Pour ce qui est du titre j'ai voulu une touche d'ironie pour la première partie, tandis que la deuxième partie est une petite référence au roman d'Orwell, 1984. D'ailleurs j'ai choisi le mot "surveiller" au lieu de "regarder" car je le trouve plus complexe et plus parlant. Dans "surveiller" on note un double sens : il y a le mot "veiller" qui est un concept positif et plutôt associer à un bienfait, tandis que le rajout du préfixe "sur" amène une notion d'oppression qui renverse totalement le premier concept. Voilà, pour ce qui est du dessin je voulais donner une impression d'oppression et d'une surveillance totale qui s'effectue à l'insu même du personnage central... j'espère que c'est réussi :s

mercredi 22 janvier 2014

Pour continuer dans la lancée...

Un article très intéressant à propos d'Amazon, qui apporte une nouvelle facette toujours moins reluisante de cette entreprise :
http://rue89.nouvelobs.com/2014/01/21/cache-turc-mecanique-damazon-249236

samedi 14 décembre 2013

TOUT CA $€ PENSE !

Mes chers amis,

A la suite de la lecture du post précédent écrit par Tiphaine, qui nous conseillait la lecture de  Amazonie. Infiltré dans le "meilleur des monde", de Jean-Baptiste Malet, je suis parti me promener, directement, du côté d'Amazon. Pour constater un peu, à la source, la couleur de l'eau qui pouvait bien en sortir... Avec curiosité, je me suis demandé ce que les personnes qui y commentent leurs achats, (aux avatars d'ailleurs fort respectables : Olivier, Stéphanie, Matteo, Freddy, Patricia), pouvaient bien avoir pensé de ce livre. Et, plus exactement, quels étaient les reproches, les griefs, parfois les insultes, qu'ils lui adressaient.

Cela donne en tout : 16 commentaires franchement négatifs (j'en ai conservé 14) assez intéressants à lire avec un peu d'attention. Non pas pour considérer leur rhétorique (pauvre), mais pour revoir de ce genre d'arguments qu'on connaît tous, qu'on entend par dizaines chaque journée, figés dans les mêmes clichés de réponses aberrantes, engoncées, engoncées dans des têtes bornées et stupides. C'est dit. Alors, pourquoi Jean-Baptiste Malet, jeune journaliste du Monde Diplomatique, qui aime à s'immerger dans des milieux peu ragoûtants (l'extrême-droite française ou Amazon Logistique France), fait franchement déplaisir à tant de personnes ? Et sous les feux de quelles critiques, dans notre belle France-monde actuelle, place-t-on son reportage ?

Les commentaires sont classés en 4 catégories, marquées en vert.

Moteur. Silence !
Action ?

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaakk

Ceux qui « y étaient », eux !

ANTI-AMERICANISME PRIMAIRE
A peine les premières pages lues, je m'ennuie. J'ai acheté ce livre pour plusieurs raisons :
1) Je suis salarié Amazon.fr depuis presque 3 ans,
2) J'ai vécu et travaillé à Montélimar dans ce même entrepôt.

Imaginez donc ma déception à la lecture de ce livre, et surtout lorsque j'apprends que Monsieur le super journaliste d'investigation a seulement passée 2 semaines en période Q4 (c'est à dire à Noël, ce qui est le pic d'activité principal, soit 5 semaines, pour Amazon, qui n'est donc pas représentatif de l'ambiance générale du reste de l'année). Je passe aussi sur le fait qu'il est travailleur de nuit (encore moins représentatif).
Déçu, parce que M. Malet décrit une entreprise qui n'est pas la mienne, à coups d’exagérations et de visions plus que primaires. Je ne reconnais en rien la boîte qui m'a permis de passer de picker (3 mois non stop pendant 7h, et non pas 2 malheureuse semaines) à Lead des expéditions.
Je comprends que ça fasse bien de taper sur le géant américain qui assèche nos librairies régionales de travail. Ne comptons pas les entreprises extérieures qui travaillent, grâce à Amazon (nettoyage, sécurité, transporteurs, La Poste, 300 salariés en CDI...).
A lire aux W.C. car piètrement rédigé et très court. Pour les acheteurs, je pense qu'il vous faudra quelque chose qui vous rapproche d'Amazon pour acheter ce livre.
Yoshi

MON EXPERIENCE
Etant salarié depuis un an et demi chez Amazon, je peux vous dire que certains propos sont complétement faux. Si l’on était vraiment traités comme tels, il n'y aurait plus beaucoup de monde qui bosserait là-bas. Cela fait plus d'un an que j’ai été embauché et si c'était vraiment ces conditions, je ne serais plus là ! Faites-vous votre propre idée...
(citation du livre) « Il sera picker, chargé d’extraire de leurs bins (cellules) des milliers de produits culturels, amassés sur des kilomètres de rayonnages, marchandises qu’il enverra se faire emballer à la chaîne par un packer, assigné à cette tâche." Cela est faux! Les pickers et packers ne font pas que ça pendant 7h : ils tournent !
Amazonien

VIVE LES AMAZONES D’AMAZON
J'ai moi-même travaillé à Amazon il y a quelques années pendant la période de Noël. Alors, c'est vrai que le travail est très fatiguant et très répétitif.
Mais combien d'entreprises proposent les choses suivantes :
    1. Des viennoiseries cuites sur place pendant les pauses ?
    2. Des masseurs, des séances de taureau mécanique, des concerts, des spectacles de danse (tout ça gratuitement, parfois pendant les heures de travail payé) ?
    3. Des livres offerts (certes, pas toujours les plus passionnants...) ?
    4. Le taux horaire le plus élevé parmi tous les autres emplois d’intérim que j'ai fait ?

Et j'en passe...
L'auteur qualifie ces avantages de « convivialité superficielle ». Et bien, ça se voit qu'il n’avait jamais travaillé de sa vie en logistique, ni même jamais travaillé en dehors de son bureau.
Alors, que penser d'un livre écrit par un intellectuel qui se rend compte que le travail c'est dur ? Inutile de gaspiller son argent en achetant son livre. Faute d'être un bon journaliste, il ferait mieux de retourner travailler à Amazon !
Couratier

ILLOGIQUE IL FAUDRAIT SORTIR UN PEU
Plutôt que de faire de l'anti-américanisme primaire, il faudrait que l'auteur sorte de chez lui, car ces conditions de travail sont présentes dans beaucoup d'entreprise. J'ai moi-même travaillé dans la distribution (un groupe bien français), et j'avais à peu près les mêmes conditions de travail et un salaire égal au SMIC, pas un centime de plus. Mais ce pseudo-auteur n'a jamais dû vraiment travailler. Enfin, cet ouvrage n'a clairement aucun intérêt.
Niko75



Ceux qui hurlent au « décalage » !

UN PETARD MOUILLE
Je ne travaille pas pour Amazon et n'ai pas eu le « privilège » de lire ce livre, mais, par contre, j'ai pu entendre l'auteur en faire la présentation. Et je suis sidéré de voir que quelqu'un qui se prétend journaliste peut être horrifié par ce qui se passe, en fait, partout dans nos usines françaises. Oui, Môsieur, vous feriez bien de vous renseigner un peu avant de sortir un tel ramassis d'absurdités. Le travail de nuit ? Les cadences à respecter ? La surveillance pour éviter les vols ? Une optimisation (parfois qualifiée de rationalisation) de l'organisation du travail ? Des tas de professions y sont soumises constamment, et ne s'en plaignent pas. Des tas de métiers sont physiquement difficiles, voire pénibles. Et ramener toute cette problématique à UN vendeur en ligne est simplement lamentable. Et ceux qui pensent que pour avoir un bon travail, il faut être dans un bureau devant un écran de PC, n'ont rien compris à la société dans laquelle nous vivons !
Alors évidemment, quand on passe des mois à épier une entreprise pour se rendre compte finalement qu'il ne s'y passe rien de particulier, on enfle, on s'offusque. Tout ça pour, quand même, sortir son petit bouquin qui ne vaut rien, car il faut bien rentabiliser le temps passé… Bravo, quel bel esprit. Ca aura au moins eu le mérite de me rappeler qu'il ne faut pas prendre tel quel tout ce dont les médias choisissent de nous abreuver.
J-C

DECEVANT
J'avais hâte de lire ce livre après avoir vu un extrait dans Livres Hebdo. Au final, 5 pages à peine intéressantes… Tout un livre (court et mal écrit) pour nous dire que c’est dur de travailler chez Amazon Logistique (en même temps, c’est de la logistique, c’est toujours dur). Et que Amazon surveille ses employés pour ne pas avoir de vol (logique).
Ah oui, Amazon est toujours à la limite de la légalité pour la gestion humaine (on s’en doutait un peu non ?). Bref, je n'ai rien appris de nouveau
Très déçu.
Manga-news.com

EN DECALAGE AVEC LE MONDE DU TRAVAIL
J'étais curieux et impatient de voir ce qui était avancé dans ce livre. Rien de bien nouveau... La grande distribution avait, en premier, mis des moyens en place pour s’apercevoir que 50% des vols étaient commis par leurs employés. Décathlon fouille également ses employés… Deux minutes pour aller à la pointeuse, la vie est dure et injuste... Travailler de nuit et être déphasé par rapport à la réalité. Les médecins, infirmières, routiers, pilotes de ligne, hôtesses, marins... n'ont pas conscience qu'ils vivent une injustice en travaillant la nuit !
Jason

L’AMAZONIE N’EST PAS LA JUNGLE
J’ai récemment lu le livre de Jean-Baptiste Malet, un jeune journaliste, infiltré comme intérimaire de nuit chez Amazon pour les expéditions de Noël 2012. J’ai acheté le livre dans l’espoir de pouvoir avoir des détails de l’organisation interne.
Sur le fond, je ne sais pas vraiment comment on pourrait faire plus efficacement et surtout sans que certaines personnes en effet, parcourent chaque nuit 25 km à pieds dans les rayons. La seule alternative est une énorme machine – ou plusieurs – capable de manipuler au total 300 articles par secondes. Dans ce cas, ce même journaliste décrierait la casse des emplois, comme il le fait partiellement en défendant une librairie d’antan. Alors que dans les faits, les libraires se contentent souvent d’essayer de faire leur chiffre avec la pléthore de nouveautés en tête de gondoles. Leur conseil se limitant à indiquer où se trouve le livre plutôt que ce qu’il contient.
Son récit est ponctué de petits propos un peu naïfs, quand il s’étonne qu’un gaufrier soit rangé à côté d’Emmanuel Kant. C’est ignoré la distribution par Internet. Naïf encore, quand il dit qu’Amazon peut vendre des livres qui disent tout et d’autres le contraire, voire ceux qui sont aux opposés les plus farouches. C’est ignorer la nature des clients sur le Web qui n’attendent d’un distributeur qu’il livre (l’anglicisme délivre est encore plus adapté) extrêmement rapidement. Nous (les web-marchands) sommes les laquais d’une cour de clients et devons faire en sorte que tout se passe comme si nous n’existions pas.
PMR



Ceux qui ont une « dent » contre le gauchisme profiteur !

CETTE MANIERE DE MISE EN VENTE
Pourquoi l'auteur accepte-t-il de vendre son ouvrage sur ce site ? Il aurait dû imposer à son éditeur de ne le proposer seulement que dans les librairies ! Mais peut-être en aurait-il vendu beaucoup moins et gagner ainsi beaucoup moins d'argent ! Il crache dans la soupe, mais il la boit quand même !
Patricia

UN JOURNALISTE DECOUVRE CE QUE TRAVAILLER VEUT DIRE
Bien écrit par un jeune intellectuel gauchiste infiltré chez Amazon, ce livre est d'un parti pris total. Amazon propose des emplois non qualifiés dans la logistique comme le font beaucoup d'autres e-commerçants et spécialistes de la logistique. L'informatique pilote le travail comme c'est le cas dans de nombreux domaines. Amazon est un employeur soucieux des conditions de travail et réellement soucieux de la sécurité au travail comme toutes les grandes sociétés, notamment anglo-saxonnes. Et s'il y a de contrôles et de fouilles pour éviter les vols, c'est qu'à défaut il y en aurait beaucoup trop ! Qu'y-a-t-il à redire à cela ? Est-ce préférable de laisser les gens au chômage ? Bref, c'est l'histoire de quelqu'un qui découvre le travail ouvrier... On vante la nécessité d'un redressement productif, mais on se plaint lorsque des gens travaillent !
FCX75016

EN VENTE SUR AMAZON
J’ai l`impression que l`auteur découvre le monde du travail, c`est dur de quitter Boboland. Le livre est même en vente sur le site d’Amazon, qui n`a pas la dent dure.
Freddy


JOURNALISTE AMATEUR DE GAUCHE
Ce journaliste est soit de gauche ou bien ne sait pas ce qu'est le monde du travail. Dans les deux cas, un bouquin inintéressant : il devrait plutôt jouer aux Playmobil. Grâce à Amazon, il y a du boulot en France et dans le monde. Oui, faut marcher. Oui, faut picker. Oui, faut packer. Oui, c'est surveillé car pour les vols…
Donc 1 étoile pour ce bouquin et ce journaliste, et 5 étoiles pour Amazon. Quand je vois d'autres commentaires plus haut « j'achèterais ce bouquin en librairie comme tous les autres », ça a du être d'anciens Amazoniens qui n'ont pas réussi.
Merci Amazon continuez ainsi.
Olivier-R



Ceux qui nous sauvent peut-être du désespoir total…

COMPLICES ET NOUS RONFLONS
Acheter chez Amazon, est-ce donc continuer à engraisser un patron ultra-milliardaire qui ne doit plus savoir quel est le sens d'un salaire, et distribuer quelques euros à de jeunes salariés à qui le chômage mordille les fesses ? Alors, nous autres petits bourgeois (on est petit bourgeois dès que l'on gagne plus de 1250 € par mois), nous sommes complices et acteurs de l'injustice et du pourrissement d'Internet qui aurait dû être un medium de partage. C'est simple, je me dégoûte. Combien gagne un salarié qui prépare nos commandes la nuit, alors que nous ronflons en digérant nos sushis arrosés de vin à 37 € la bouteille ?
SDenis

CRITIQUE
Je viens de prendre connaissance du livre En Amazonie, et je suis consternée de voir la façon dont vous traitez vos employés.  Pour cette raison, je ne commanderai plus aucun article chez vous.
Marthe Seguin